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Le Beaujolais nouveau est arrivé

Publié le 17 novembre 2015, par Cinéréa dans Autour du vin


Le Beaujolais Nouveau est arrivé ! Pour qui ? Pour le monde entier sauf pour nos petits gosiers suffisants de Français. Le principe de l’auto French Baching continu pour illustrer notre côte de pays le plus négatif du monde même devant l’Afghanistan.

Comment le monde va-t-il aimer nos vins si nous ne les aimons pas ?

Ok, le Beaujolais Nouveau n’est pas un grand vin et ne l’a jamais été mais, les vignerons du Beaujolais ne l’ont jamais traité comme tel. Ils nous proposent un moment de fête et de convivialité pour s’enivrer entre amis pour oublier toutes les emmerdes qui nous attendent, bref, avoir au moins dans l’année, une vraie journée du vin. Y’a bien une journée mondiale de l’eau, de la plomberie, du macaron,… (voir le nombre de journées mondiales à la C.. sur le site www.journee-mondiale.com)

Et si on remettait le beaujolais nouveau à sa place ?

Le Beaujolais Nouveau, c’est un vin rouge français qui vient d’une région située au nord de Lyon. Il est à boire jeune parce que sa vinification de quelques semaines a été faite dans cet esprit. Et comme c’est un vin que l’on boit juste après les vendanges, c’est donc un vin « primeur » qui est commercialisé, tous les ans, le troisième jeudi du mois de novembre.

Le beaujolais nouveau

Dans les années 50, le Beaujolais « primeur » était un vin modeste que l’on buvait dans les bistrots de la région lyonnaise. Petit à petit, ce fut le grand décollage avec le lancement du Beaujolais Nouveau à Paris en 1975 avec comme parrain et marraine, Georges Brassens et Mireille Mathieu. C’était du populaire !

Alors, le cirque médiatique s’est emballé. Désormais, tous les ans, les journalistes en font leur marronnier, en faisant parler des grands oenologues et sommeliers de restaurants étoilés afin de rajouter une couche sirupeuse, encore plus incompréhensible et prétentieuse sur ce petit vin qui n’en demande pas tant. « Alors, cette année, il est matinée de printemps et bonbon anglais, sans oublier ce fameux gout de banane » qui fait fuir tous les amateurs censés.

« Non, messieurs, ce vin a un goût de vin, de copains, de fête, de cochonnaille, de fromages et il vous em……. ». On ne demande pas au guide Michelin de parler de Mc Donald !

Moralité, on détruit le seul moment convivial de l’année, où l’on peut parler du vin. Les sinistres nous gâchent la fête avec leurs discours élitistes et prétentieux ! Bon, alors dans ces cas là, refaites Noël sans le Père Noël et ses cadeaux et Pâques sans les chocolats et tout ira mieux en France !!

Le Beaujolais nouveau un moment de fête tout simplement

Bref, les seuls qui nous donnent la leçon de joie, de fête, de vie et d’humanité, ce sont les asiatiques, premiers consommateurs de ce vin. Ils connaissent très bien la différence entre un Château Margaux et un Beaujolais Nouveau, mais, eux, ils sont très heureux de recevoir une fête traditionnelle d’un autre pays.

Les Français la refusent, eh, bien, joli pied de nez aux râleurs et tristes sirs de français que nous sommes. Ainsi, le monde entier attend frénétiquement chaque année, sous des affiches proclamant « le Beaujolais nouveau est arrivé ! » en français dans le texte, le mercredi à minuit pour pouvoir déboucher, dans une atmosphère électrique, la première bouteille de l’année. C’est la tradition et ça crée l’événement et c’est sans doute, le plus grand atout de ce petit vin.

Avant Le Beaujolais Nouveau, aucun autre vin n’avait réussi à s’exporter autant dans le monde. « Même les îles Fidji le célèbrent à minuit pile », se félicite un vigneron.

Les Japonais, premiers consommateurs avec 7 millions (70% du marché) qui ont d’ailleurs l’immense privilège d’être les premiers au monde à pouvoir boire le premier verre – à cause du décalage horaire, payent plus de 30 euros une bouteille qui en vaut 5, peu importe, it’s so frenchy !
Merci à eux, mais il parait qu’on en a pas besoin de devises étrangères en France, tout va si bien, non ?

Alors, le 3ème jeudi du mois, je prendrais quelques bouteilles de Beaujolais Nouveau, mon couteau, mon saucisson et mes amis et j’irais faire la fête ! Et sans modération ! Et si cette année, il n’est vraiment pas bon, ou que je m’en lasse, j’irai ouvrir des bouteilles, de jolis crus de Beaujolais (Brouilly, Chenas, Juliènas, Morgon, Saint – Amour, Régnié, Moulin à vent, Chiroubles, Fleurie,…) pour continuer la nuit et oui c’est aussi cela le Beaujolais.

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